Tendances tech et IA en 2026

L’intelligence artificielle ne se résume plus à un effet de mode ; elle devient un levier de productivité concret qui redéfinit les contours du travail.

Lors de cette session, Sonia Cluzet (TechPM), Jean-Baptiste Beuzelin (Coton) et Yanis Ben Aziza (Otarie Studio) ont partagé leur vision du déploiement de l’IA. Ensemble, ils ont déconstruit les mythes de la « solution miracle » pour offrir aux dirigeants des clés de lecture sur la souveraineté, l’émergence des agents autonomes et l’indispensable hybridation entre l’humain et la machine.

Les éléments clés

État des lieux : la fin de l'effet "Waouh"

L’IA n’est plus perçue comme un simple gadget, mais comme un outil métier dont il faut maîtriser les fondations :

  • Structuration des données : avant d’espérer un résultat, les experts insistent sur la nécessité de nettoyer et d’organiser les processus internes. L’IA n’est pas une « lampe magique », elle ne fonctionne que sur des bases solides.
  • L’approche itérative : plutôt que de chercher la solution universelle (le « one shot »), la stratégie gagnante consiste à intégrer l’IA par « petites briques » dans les interstices des systèmes existants pour obtenir des gains de temps immédiats.
  • L’esprit critique : face aux réponses des modèles, le rôle de l’humain évolue vers celui d’un superviseur. La valeur se déplace de l’exécution technique vers la capacité de jugement et le relationnel.

Les enjeux : souveraineté et agents intelligents

La performance ne doit pas faire oublier la sécurité et l’autonomie stratégique des entreprises :

  • La souveraineté numérique : il s’agit de la capacité d’une entreprise à garder le contrôle sur ses données. Cela passe par le respect du RGPD et l’analyse des DPA (Data Processing Addendum), ces contrats qui définissent comment les fournisseurs d’IA traitent et stockent vos informations.
  • Les agents IA : contrairement à un simple chatbot qui répond à une question, un agent est un système capable d’interagir de manière autonome pour accomplir une suite de tâches complexes (ex: récupérer des factures dans des mails pour remplir un tableau comptable).
  • Éviter le « lock-in » : rester agnostique vis-à-vis des fournisseurs (ChatGPT, Claude, Gemini) est crucial pour ne pas devenir dépendant d’un seul outil et conserver sa liberté de mouvement.

"Protégez-vous. La base, c'est de prendre une licence et on ne prend pas une licence pro mais une licence business parce qu’ainsi on est sous contrat. Avec des DPA et des modèles qui respectent le RGPD, l'IA Act. Voilà, la souveraineté, ça commence aussi par là !"

Conclusion

La révolution de l’IA en 2026 n’est pas tant technologique qu’organisationnelle. Pour s’affranchir des effets de mode et anticiper les mutations profondes du marché, le dirigeant doit adopter une posture d’apprentissage permanent : tester des cas d’usage spécifiques, sécuriser ses licences professionnelles et former ses équipes à la supervision. L’IA ne remplace pas les métiers, elle automatise les tâches à faible valeur ajoutée pour redonner du temps au cœur du business : l’humain et la création.

Ce qu'il faut retenir

  • Le pragmatisme : l’importance de commencer par des « quick wins » (gains rapides) comme la transcription audio ou la génération de mails.
  • La pédagogie : la nécessité pour les PME de passer à des versions pro pour garantir la confidentialité des données.
  • La résilience : le conseil aux métiers créatifs d’utiliser l’IA pour le post-traitement afin de se concentrer sur leur « patte » artistique unique.

Pour aller plus loin sur > L'IA et la tech

À lire aussi

FROM SCRATCH TO SCALE

FROM SCRATCH TO SCALE Cet échange retrace le parcours d’Arnaud Péninon, CEO chez UnikBird, fort de 25 ans d’expérience professionnelle en Asie. Il revient sur une histoire d’expansion internationale et

Lire la suite »

OSEZ L’IA !

OSEZ L’IA ! Turboself est une entreprise qui propose une gamme de solutions matérielles et logicielles à destination des établissements scolaires et des CFA pour la gestion de leur cantine

Lire la suite »